Deux nouveaux titres à paraître chez FRACTALE : 1 ) Contumace  posté le jeudi 19 mai 2011 17:28

Blog de philippemilbergue :Homo sum humani nihil a me alienum puto Et Hop !, Deux nouveaux titres à paraître chez FRACTALE : 1 ) Contumace

Petit extrait :

" Il se réveille là - mais avait-il dormi ? - la bouche emplie de cendres, la peau saturée d’odeurs fades et rances. Il se réveille comme la glaise ensommeillée pourrait se réveiller lentement avec l’arrivée de la pluie, cette pluie torride des étés moites sur cette vieille terre que rien n’assouplit. Ses yeux le piquent de cette nuit douloureuse, cette nuit de paupières déchirées. Impossible de s’étendre sur ses rêves. Ils restent hors de portées, sur le plafond de la chambre, dans les lézardes de la peinture écaillée. Du regard, il les cherche, chaque seconde chassant l’autre, minute après minute, il les traque image après image afin d’en suivre le cours, ce cours qui file entre les rives de sa vie. Rêves éveillés, rêves endormis, rêves entrecoupés de cigarettes - aspirées plus que fumées -, rêves d’en dehors mobiles et insaisissables, rêves éclatés, dispersés, dissous dans les aspérités du plâtre, cachés qu’il lui faut décrypter, ou brisures de rêves qui lui laissent un goût de cendres, une râpe abrasant leurs chairs éphémères. Fragments de vie jamais vécue.

 

Il se lève là encore comme tous les matins, le tour du monde à jamais fait, le tour de son monde, un monde moite à l’odeur piquée d’une boite de sardine depuis trop longtemps ouverte. Rien de différent. Un matin ordinaire. Il est nu, sorti du ventre de son lit, les pieds sur le parquet flottant, la tête flottante aussi. Des mouvements qu’il ne contrôle pas, pas trop, s’échappent de son corps déjà si las. Des mouvements de lutte qui se dessinent vers les éternels ennemis du réveil, ces monstres qui oppressent le corps dans la chaleur des rêves qu’il n’a pu tenir plus près de lui. Des gestes lents d’avant-bras qui brassent l’air, de mains qui s’éclatent, d’entre doigts écartelés, de pointes de pieds et de poumons qui s’emplissent : il s’étire. Il sssss’éééétttttiiiiiiirrrreeee et son corps lui échappe, redimensionnant l’espace de sa respiration sourde et profonde. Un vent puissant, parti du cœur de l’estomac, le fragmente aux huit coins du cube. Il est la chambre. Un instant, il est la chambre où il se lève. Puis.

 

Il n’est plus lui. Il n’est plus cet homme aux sommeils harassés, ce goût de cendre, cette peau bistre, ce silence. Ce silence. Pourtant ce visage raviné, ce visage qu’il ne reconnaît plus lorsqu’il le croise, cet autre n’est rien d’autre que lui. Un autre raisonné, entendu dans son rêve aux carrefours d’une lézarde et d’un repli de plâtre. Un autre décidé d’en finir avec son amour, ce tourment des heures lentes, ces cigarettes allumées, les unes après les autres enfilées, aspirées alors que s’égrènent les klaxons monotones de la rue en contrebas, une rue sans piéton, une rue qu’il ne voit pas, juste des bruits de klaxons et, parfois, des éclats de voix, des injures de gens pressés.

Il a le vertige d’être double : Etre lui, lui seul dans cette chambre, seul dans cette ville, depuis si loin, et être l’autre, autre à distance, autre qui lui parle, autre qui lui dit « finis cet amour ! ». Il l’entend, il le voit tandis que ces bras se ramassent à son corps, ses talons se reposent, le bâillement s’étouffe, l’animal s’en va. Le laisse là avec cette petite voix qui lui dit : « C’est aujourd’huiaujourd’huiaujourd’hui… » Ce n’est pas la première fois que cette petite voix, la voix de l’autre, la voix de celui qui est resté là-bas, celui qui ne se cache pas au septième étage, dans cette chambre de bonne, cette voix d’homme, non, ce n’est pas la première fois qu’elle lui parle, qu’elle lui dit d’agir. Mais comment être ?

Dans mon souvenir, je n'ai jamais publié ce texte ici mais vous pouvez fouillez la rubrique NOUVELLES, peut-être y trouverez vous une version antérieure {#}

Cette version sera publiée le 15 juin en même temps que LES DANSEURS ZA-PA .

Bonne soirée à tous et à bientôt ...

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Nouvelle Parution : Le tombeau du Tigre  posté le mardi 08 mars 2011 09:41

Blog de philippemilbergue :Homo sum humani nihil a me alienum puto Et Hop !, Nouvelle Parution : Le tombeau du Tigre

Un nouveau titre et une nouvelle collection consacrée aux courts : Fractale.

Vous pouvez commander ce titre pour 3 euros seulement. Et vous pouvez toujours commander L'Anamnèse (10 euros). Les frais de port sont offerts pour tout achat groupé (autrement, rajoutez 2 euros de participation au frais).

L'adresse ? TOL'ED - 96 avenue du Mantois - 78 711 Mantes la Ville (France).

Merci de soutenir notre travail. 

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L'anamnèse vue par ma fille  (Critiques) posté le jeudi 03 février 2011 19:28

Voici l'article que ma fille ainée a mis sur son blog  après sa lecture de L'ANAMNÈSE. Je vous laisse découvrir cet article, n'ayant rien à rajouter {#}...

 

 

J'ai toujours beaucoup de mal à parler des livres que j'aime. En fait, j'ai surtout du mal quand je les aime pour autre chose que les personnages et l'intrigue. Quand je lis du Stephen King, je sais comment montrer les aspects positifs de ses bouquins. Je parle de sa construction de personnages, une vraie dentelle, de ses intrigues à couper le souffle, et de son style vivant qui permet d'avoir l'impression de vraiment voir les scènes se dérouler devant vos yeux. Très facile, même quand on n'y connaît rien en littérature (aka quand on est moi) et qu'on n'est pas très douée pour les termes techniques (aka re-moi). Mais parler d'un livre qui m'a plu pour autre chose que son « intrigue » ou que ses personnages, c'est quelque chose de très compliqué pour moi. J'évite, d'ailleurs, en général, ce qui fait que je parle peu de livres de poésie, par exemple, sur ce blog, alors que, si, si, je vous jure m'sieurdame, j'en lis aussi !

 

Pourtant, là, aujourd'hui, faut que j'y arrive. Parce que, ma première lecture de 2011 (succédée de pas mal depuis, mais j'en parlerai plus tard) a été un vrai coup de cœur, quelque chose de magique, un petit bijou que j'ai eu envie de relire à peine la postface finie (déjà, y a une post-face et pas une préface, je ne peux qu'adhérer ! Mais ça j'en parlerai un autre jour, de mon délire sur les préfaces). Un petit bijou qui a ravi tous mes sens, à réveillé des tas de choses en moi, et m'a fait voir le monde légèrement différemment, ce qui est pour moi la définition d'un livre parfait. Ce livre s'appelle l'ANAMNÈSE. Bon, on va tout de suite mettre les pieds dans le plat, c'est écrit par Philippe Milbergue, qui, hum, est mon père. Ce qui ne simplifie pas le fait d'en parler, croyez-moi, mais qui ne veut pas dire pour autant que ce que je vous dis est faux, ou biaisé. Parce que je crois que l'ANAMNÈSE est peut-être le SEUL livre de mon père que j'aurais pu ne pas aimer par principe.

 

C'est un livre qui parle de souvenirs. Je crois que c'est comme ça qu'il faut le définir. Parce que même si le narrateur est le personnage principal, et qu'il y a des choses qui permettent d'imaginer que c'est aussi l'auteur, je n'irais pas jusqu'à parler d'autobiographie. Je pense que l'ANAMNÈSE parle de souvenirs, et que mon père a inclus quelques-uns des siens, mais je pense aussi que ça reste un roman. Et un texte superbe,... Je l'ai déjà dit ?

 

Et c'est parce que ça parle de souvenirs, justement, que je crois que j'aurais pu ne pas aimer ce texte. Lire quelque chose écrit par une des personnes qui vous sont le plus proche est compliqué. Ecrire est un art où les gens s'attendent toujours à voir de vous à travers. Pourtant, quand on dessine, on dessine autant de soi qu'on écrit de soi quand on écrit, mais l'écrit semble plus évident. On se dit que, forcément, l'auteur doit s'inspirer de sa famille, de ses amis, de son vécu. On croit reconnaître un de ses proches dans un personnage, une référence dans une histoire... Et on finit par chercher tout ça. Quand je lis un livre de mon père, une partie de moi a hâte de le lire, une autre a un peu peur, un peu peur de découvrir des choses sur lui qui changeraient l'image que j'ai de lui. Qui le changeraient à mes yeux. L'ANAMNÈSE me faisait un peu plus peur encore, parce que je savais que c'était le livre où il parlait le plus ouvertement de lui, sans pour autant tomber dans l'autobiographie.

 

J'ai adoré ce roman, donc. J'y ai trouvé des choses qui me parlaient, et me faisaient penser à mon père, d'autres qui me semblaient plus proche de la fiction. J'ai trouvé des références qui auraient pu être sur des choses qu'il avait vécues avec moi, j'ai cru reconnaître des personnages... Mais c'est un roman, et la distance est juste assez bien délimitée pour que je n'ai jamais eu l'impression de jouer à la voyeuse sur une des personnes que j'aime le plus au monde.

 

Ce texte est magnifique. Et c'est là que je vais commencer à avoir du mal à être efficace dans ce que je vous dirai, alors essayez de vous accrocher, et peut-être de me croire sur parole, je n'ai jamais su argumenter sur la beauté. Les mots ont une saveur, c'est quelque chose qu'on sait quand on aime lire, et quand on aime la poésie tout particulièrement. L'ANAMNÈSE est de la prose, et un roman, mais parfois, c'est tellement bien écrit, que je me suis surprise à relire des phrases tout simplement pour la beauté des mots. Il m'arrivait de me laisser porter par le courant du rythme, des sons, et de ne même plus chercher le sens.

 

C'est un livre qui vous emporte. Sa construction en colimaçon vous trimballe du début à la fin, et vous avancez sans même vous en rendre compte, allant petit à petit dans l'œil du cyclone. Cet œil, le dernier chapitre, contient une sorte de perle, parfaite, et vous l'observez, vous voyez la beauté, la sincérité. Vous atteignez enfin le cœur du problème, sa vérité. Et vous savez que vous ne verrez plus vraiment les choses de la même façon, que vous avez appris en chemin.

 

Tout ça, il n'y a pas besoin de connaître mon père pour le ressentir. Et je n'ai rien appris de nouveau sur lui, j'ai toujours su que c'était un artiste. Un écrivain. Non, un poète. Qu'il savait manier les mots, en faire des amis, des amants, parfois des ennemis. Qu'il savait, surtout, vous transmettre cette relation aux mots qu'il a, ce qui n'est pas le cas de tous les poètes. Il partage avec vous, parce qu'il a toujours été l'une des personnes les plus généreuses que je connaisse. Et vous apprenez à aimer ces mots, à les apprivoiser, comme vous apprenez à découvrir une nouvelle partie de vous-même, à réfléchir, vous aussi, à ces souvenirs, et à comment vous décidez parfois d'oublier. Et je crois que c'est la force de ce qu'il écrit. Grâce à lui, vous grandissez, vous apprenez.

 

Une façon parfaite de commencer la nouvelle année, non ?

 

Magali Milbergue

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Américaine  (Chansons sans son) posté le lundi 24 janvier 2011 06:03

bonsoir à tous,

Pour commencer ce long week-end (pour ceux qui ont la chance de pouvoir le prendre...), voici une petite chanson "hommage".  Avec ma petite chanteuse sans dessous dessus et ses musiciens nous avions travaillé l'ensemble en "boeuf". J'écrivais aux reprises, distribuais mes mots aux codas, lançais des vers sur des sections de cuivres parents de Marcia Baila, Tarace Boulba couleur Négresses Vertes, mangeais des phrases sur les bords des enceintes et tentais de suivre le swing syncopé et le tempo déjanté de cette période.

Après quatre, cinq heures du mat' tous les poèmes, toutes les musiques sont bonnes ! Nous étions ravis des bandes, ravis de la bande que nous formions, ravis de nos vies à venir ...

En fait, le texte n'a pas beaucoup d'importance, mais, chaque fois que je le relis l'envie de danser me prend - je n'ai plus l'âge ! {#}-, de retrouver ces ambiances de balances, de gros sons parfois, d'éclats (rires, cris) souvent et je souhaitais juste démarrer ce week-end avec du Swing - frères Slim's - comme un peu parti dans ma boîte de jazz...

Merci à tous pour les com's et en avant la zigue ! (avec un peu d'imagination {#}...)

 

Vous                                        Et

Savez vous                                Savez vous 

Siffler                                       Seule dans la nuit

Bogart                                      Garbo

 

(Casablanca)                              (Chair et Diable)

 

Cinéma de rêve                           Je suis là

J’arrive                                      Las de mon corps

                (U.S.A.)                                       (U.S.A.)

 

Ma vie

Ma vie m’éveille

Au ciné d’un baiser

D’un baiser fondu

Fondu enchaîné

Etre Star

                                                   (U.S.A.)

 

Américaine                                 Américaine

Amérique End                             Près de Suresnes

Se trouble enfin                           Le rêve s'éteint

 

Vous                                          Et

Savez vous                                  Savez vous

Chanter                                      Seul qui se meurt

Liza                                           Gable, Gable

 

(New-York, New-York)                  (Misfists Maudits)

 

Cinéma de rêve                             Je suis là

J’arrive                                        Las de mon corps

                (U.S.A.)                                        (U.S.A.)

Ma vie

Ma vie m’éveille

Au ciné d’un baiser

D’un baiser fondu

Fondu enchaîné

Etre Star

                                                  (U.S.A.)

 

Américaine                                   Américaine

Amérique End                               Près de Suresnes

Se trouble enfin                             Le rêve s'éteint

 

Cinéma de rêve                             Je suis là

J’arrive                                        Sur l'écran

Je suis là                                      J'y crois

                (U.S.A.)                                  (U.S.A.)

Ma vie

Ma vie m’éveille

Au ciné d’un baiser

D’un baiser fondu

Fondu enchaîné

Etre Star

                                                (U.S.A.)

Vous

Dites moi

Dites moi pourquoi

                   (Laureen, Debby, Ava, Shirley...

                   (Marlène, Betty, Rita, Shelley...

                   (Cyd, Kim, Liz, Jane...

                   (Ann', May, Fay, Joan...

Vous

Dites moi

Dites moi pourquoi

                   (Laureen, Debby.........

                   (Marlène, Betty...........

                   (Et Cyd et Kim............

                   (Et Marylin.................

 

Américaine                                    Américaine

Amérique End                                Près de Suresnes

Se trouble enfin                              Le rêve s'éteint

 

Retrouvez d'autres textes sur Tol'ed

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Bonne Année à tous !  posté le vendredi 31 décembre 2010 11:39

Bonne Année à tous et merci à tous ceux qui sont venus lire mes petites phrases depuis maintenant 2 ans.

J'arrête sans doute de publier, le temps me manque, de nouveaux projets... Mais vous pouvez toujours lire ou relire tel ou tel texte, je laisse le blog ouvert même si son activité sera, pour 2011, je le crains, neurasthénique...

Merci à tous ceux qui ont également commandé L'ANAMNESE (sans doute pour connaitre la fin qui n'est que dans le livre). J'espère qu'ils y ont pris du plaisir...

 

Pour les autres, il n'est jamais trop tard, soit chez votre libraire, soit directement auprès des éditions TOL'ED.

Pour mémoire : 10 € l'exemplaire plus 2 € de participation aux frais de port (port gratuit pour toute comme de  3 exemplaires livrés ensemble). L'adresse de l'éditeur ? TOL'ED - 96 avenue du Mantois - 78 711 Mantes la Ville - FRANCE.

Bonne année 2011 et qu'elle vous apporte tout le bonheur possible à vous et aux votres.

Merci pour ce partage

Ce n'est qu'un au revoir (sur un air de guitare...)

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